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Histoire

Jacques Santini : « Là, je leur dis : “Vous n’êtes plus mes joueurs, on se parle entre hommes.” »

D’abord directeur technique de l’OL pendant trois ans et demi, Jacques Santini sera surtout ensuite l’entraîneur du club entre 2000 et 2002. Deux saisons qui vont lancer la décennie lyonnaise magique avec la victoire en Coupe de la Ligue en 2001, premier trophée du club depuis près de trois décennies, et le premier titre de champion de France de l’histoire de l’Olympique lyonnais en 2002. Deux trophées permettant à Santini d’entrer dans la légende lyonnaise, lui, le joueur iconique de… l’AS Saint-Etienne ! L’ancien sélectionneur des Bleus, 74 ans aujourd’hui, nous raconte cette période décisive qui aura changé à tout jamais le destin de l’OL, passé grâce à lui d’un club lambda à un club qui gagne.

Comment arrivez-vous à Lyon comme directeur sportif fin 1996 alors que vous étiez devenu entraîneur après votre carrière, passé par les bancs de Toulouse, Lille, Saint-Etienne et Sochaux ?
Jacques Santini : A l’époque, je n’entraînais plus et j’avais deux autres activités : j’encadrais la formation des entraîneurs à Clairefontaine pour la Fédération française de football et Michel Platini m’avait sollicité pour devenir le directeur du site de Saint-Etienne pour la Coupe du monde 1998. Et puis arrive le fameux match d’Auxerre, quand ils en prennent 7, je crois (Auxerre-OL 7-0, le 25 octobre 1996) et que Stéphan est débarqué. (Guy Stéphan, adjoint historique de Didier Deschamps, a entraîné l’OL pendant moins d’un an et demi entre 1995 et 1996.) Dans l’avion du retour d’Auxerre, le président, M. Aulas, demande à Bernard (Lacombe) de prendre l’équipe avec José (Broissart, patron historique du centre de formation de l’OL). Or, Bernard Lacombe, c’était mon ami depuis 1968.
Alors que c’était un vrai Lyonnais et vous, un vrai Stéphanois !
Voilà ! Mais ça a flashé tout de suite entre nous lors d’un stage en équipe de France juniors à Talloires. Et on ne s’est plus quittés par la suite. Du coup, dans la foulée, à 2h30 du matin, Bernard m’appelle et me lance : « Je vais prendre l’équipe. » Il voulait que je vienne l’aider car Bernard aimait bien être rassuré… Du coup, je vois M. Aulas avec Marino (Faccioli, directeur administratif du club), Bernard, José et on met les choses au point. On s’arrange notamment pour que ...




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