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Rudi Garcia dézingue Juninho

Dans un entretien exclusif accordé au journal l’Équipe au cours duquel il revient sur ces derniers mois lyonnais, l’ex-entraîneur de l’OL Rudi Garcia ne mâche pas ses mots au moment d’évoquer l’évolution de sa relation avec Juninho. Extraits.

Sa relation avec Juninho :

« Ça s’est bien passé au début. Les choses ont commencé à se gâter sans que je m’en aperçoive. Après deux ou trois victoires en novembre, le directeur sportif ne venait plus me féliciter. J’ai découvert que quand les recrues brésiliennes ne jouaient pas, il n’était pas heureux. Il aurait préféré gagner mais avec ses joueurs. Il s’est beaucoup investi, et c’est une qualité, mais je pense certainement qu’il a dû leur promettre d’être titulaire. » 

« Quand j’allais le voir en deuxième partie de saison, on ne parlait que de composition, de tactique mais pas de projet de club, de recrutement, ou de politique de jeunes. Tout ce qui incombe à un directeur sportif. Je pense qu’il deviendra un très bon directeur sportif mais il lui faudra de l’expérience. Il est encore trop dans le mode joueur, dans la prise de décision impulsive. Il n’aimait pas l’attitude de certains joueurs mais ne se rendait pas compte qu’il faisait la même chose avec les joueurs sud-américains. » 

« Quand à la 16e journée, Juni accorde à Jean Lucas de repartir au Brésil deux matches avant la fin de l’année. Il dit : « il ne joue pas assez, Caqueret joue à sa place etc. » Mais il me manquait des joueurs au milieu et je ne voulais pas. C’est Jean-Michel Aulas qui me le récupère. Mais Juni l’envoie ensuite au Brésil pour la dernière journée sans me le dire mais j’avais alors récupéré du monde… Je découvre des choses comme ça. »

« Je continuais à envoyer la composition d’équipe le jour du match. Je n’ai rien contre lui. Je n’ai pas bien compris surtout. On aurait pu échanger sur nos différends mais si c’est marcher sur les plates-bandes de l’autre, ce n’est pas possible. Il réagissait comme un coach. Depuis novembre, il a mis des coups francs contre son camp. J’admire le joueur mais le directeur sportif a manqué de réflexion avant d’agir. » 

Sa relation avec Jean-Michel Aulas :

« Il a toujours tout su. Je l’ai eu quasiment tous les soirs au téléphone. Je l’ai informé de tout. Lui est intelligent, a de la bouteille. Et j’aurais tellement aimé le laisser en C1. Je ne peux plus rien changer mais humainement et professionnellement, j’ai découvert un homme incroyable. » 

La fin de saison de l’OL :

« Je pense qu’on aurait pu faire mieux et même mieux que troisièmes. Mais si on finit quatrièmes, c’est le reflet de notre saison même si on était à 45 minutes de disputer la C1 »

Sa relation avec les supporters :

« J’ai été mal accueilli par certains mais je croyais qu’après les Coupes et le titre de champion d’automne, ça changerait. Il y a des minorités bruyantes mais en ville les messages reçus étaient vraiment sympas. »

Le décès de Gérard Houllier :

« La tragédie de mon passage ici, c’est le décès de Gérard Houllier (le 14 décembre 2020), humainement et professionnellement. Ça a été un moment très difficile sur un plan personnel. Et il était capital dans l’équilibre du club. Il savait mettre de l’huile dans les rouages. Il était celui qui pouvait expliquer le rôle de directeur sportif à Juninho qui manquait de cette expérience. »

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