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Voilà pourquoi l’OL a l’un des milieux les plus sexy d’Europe

C’est un état de fait que les observateurs du foot français en général et lyonnais en particulier n’avaient pas vu venir. Privé de Coupe d’Europe pour la première fois depuis 1997, l’OL allait forcément aborder 2020-2021 avec un effectif réduit. Un enchaînement de circonstances a totalement changé la donne : Rudi Garcia se retrouve à la tête de l’un des milieux les plus sexy d’Europe, avec les problèmes de riche que cela implique. Planète Lyon revient en trois actes sur les raisons qui font que les supporters lyonnais peuvent à nouveau s’emballer en regardant jouer leur équipe préférée. Spoiler : Juninho est directement impliqué (presque) à chaque fois.

Acte 1 : La perle Guimaraes et l’ascension Caqueret

Lorsque l’OL accélère sur le dossier Bruno Guimaraes (23 ans) lors du mercato hivernal 2020, le club rhodanien doit faire face à un concurrent de taille pour boucler l’opération : l’Atlético Madrid. Le directeur sportif  lyonnais est alors obligé d’utiliser son smartphone à plusieurs reprises, afin d’argumenter auprès son compatriote sur l’opportunité que représente pour lui un club comme Lyon. « L’appel de Juninho a pesé, déclarait Bruno Guimaraes au quotidien brésilien Globo Esporte. Il m’a dit qu’il allait faire de moi le meilleur milieu du monde et je crois en son discours. Il a toujours été super sincère et je crois qu’il compte pour 90% dans mon choix de venir à Lyon. L’Atlético a toujours eu ma préférence, mais les dirigeants ne sont jamais venus me parler. Lyon me voulait plus que toutes les équipes ». Et à peine le transfert pour 20 millions d’euros (hors bonus) acté, la nouvelle sentinelle impressionne son monde dès ses premières sorties avec le maillot olympien sur le dos.

Numéro 39 sur le dos (hommage au numéro du taxi que son père conduisait au Brésil), il faut seulement 4 matchs à Guimaraes pour se mettre tous les supporters lyonnais dans la poche. Prometteur pour ses débuts à Metz (2-0), la sentinelle brésilienne va enchaîner trois masterclass en C1 face à la Juventus (1-0), en Ligue 1 contre Saint-Étienne (2-0) et en Coupe de France face au PSG PSG (1-5). Jouant simple mais juste, celui qui est capable d’évoluer également au poste de relayeur s’avère être un parfait complément technique d’Houssem Aouar. « Il a une vraie importance dans le jeu de l’équipe. Il fait beaucoup d’efforts, il se montre entre les lignes et propose sans arrêt des solutions de relance aux défenseurs. Sa présence nous fait beaucoup de bien. C’est très plaisant de jouer avec un joueur comme ça. Depuis qu’il s’est installé en sentinelle, ça me permet de ne pas forcément revenir chercher les ballons trop bas, et les rares fois où je le fais, il me les met. On s’entend bien tous les deux. Tout le jeu de l’équipe est fluidifié avec lui » se félicitait l’international français, deux mois à peine après l’arrivée de son nouveau coéquipier.

Auteur d’un Final 8 de haute volée, Bruno Guimaraes a semblé marquer le pas en ce début de saison 2020-2021. Outre la concurrence féroce au milieu de terrain, le Brésilien doit poursuivre sa phase d’adaptation entre Rhône et Saône débutée il y a même pas un an. « Ces derniers temps, Bruno, qui vient de fêter sa première sélection, a été un peu moins bien. Il y a eu un concours de circonstances pour lui. Il n’était pas à 100% pendant que d’autres ont émergé et apporté autre chose. Le retour de Thiago Mendes qui (nous) propose des qualités différentes tout comme l’arrivée de Paqueta. Mais c’est sinusoïdal pour les uns et les autres, et tous les joueurs sont importants dans le groupe, différents et complémentaires » analysait Rudi Garcia fin novembre dans les colonnes du Progrès.

Le fait que son coach souligne sa première sélection avec le Brésil n’est d’ailleurs pas anodin. «Être avec la sélection, c’est toujours important dans la carrière d’un joueur. Là-bas, Tite a beaucoup parlé avec moi, m’a donné de la confiance. Il m’a dit des choses que j’avais besoin d’entendre. J’étais très content, très motivé» confirmait-il en conférence de presse, après avoir fait ses premiers pas avec la Seleção en Uruguay (2-0). Et comme par hasard, Bruno G. va débloquer son compteur 10 jours plus tard avec l’OL, face à Reims (3-0). « Je suis très content que Guimarães ait marqué. Mais il préfère faire des passes. » se félicitait Garcia après le match. Passe ou but, les supporters lyonnais auront le sourire du moment que Bruno Guimaraes retrouve le niveau de performance qui était le sien avant le premier confinement.

S’il y en a bien un pour qui l’arrêt durant quelques mois de toute activité footballistique a été bénéfique, c’est Maxence Caqueret (20 ans). S’il n’était apparu qu’une douzaine de fois sous Garcia avant la trêve pandémique, le natif de Vénissieux a profité du départ de Lucas Tousart direction le Herta Berlin en juin pour grappiller une place dans le onze lyonnais. L’OL s’apprêtait à disputer la finale de la Coupe de la Ligue face au PSG et le fameux Final 8. Premier joueur de la génération 2000 à s’imposer à l’OL, Caqueret impressionne immédiatement par l’intensité qu’il est capable d’insuffler au jeu lyonnais, peu importe l’adversaire. Face à la Juventus (1-2) comme contre City (3-1), Caqueret alterne pressing intense et sortie de balle efficace. « On est tous contents de Maxence ce soir. Il a fait des kilomètres, il a joué juste. Il a bien aidé Léo Dubois et Jason Denayer car ils étaient du côté de Cristiano Ronaldo. (…) Maxence a de la maturité, malgré son jeune âge. Il a l’insouciance de profiter de ce qui lui arrive. Il est apprécié de ses coéquipiers. Il joue pour l’équipe afin de la rendre meilleure. Même si tout le monde est à féliciter, le gamin le mérite aussi. » tenait à souligner Rudi Garcia après la qualif’ face à la Juve.

Conquis par son profil à la brésilienne, Juninho est notamment emballé par le passé de joueur de futsal de l’international espoir français : « Pour moi, tous les clubs de football sont obligés d’investir dans le futsal, c’est indispensable. (Maxence) Caqueret, par exemple, en le voyant jouer, j’ai remarqué tout de suite qu’il était passé par le futsal, comme la plupart des joueurs brésiliens.» illustrait l’ancien numéro 8 lyonnais dans l’Équipe, à l’heure d’encourager son club à investir dans cette discipline. Forcément, après avoir crevé l’écran lors de la plus grande compétition européenne, Caqueret se voit déjà enchaîner : « C’est vrai que mon statut a changé, le fait d’être devenu un titulaire, c’est un nouveau truc. Mais je le vis bien, et je vais continuer de tout faire pour jouer tous les matches. » Le baby Gone ne savait alors pas encore que Mendes allait ressusciter, ni que Lucas Paquetá allait devenir le patron de l’entrejeu lyonnais.

Sur les 17 premières journées de championnat, Caqueret est apparu à 12 reprises, pour seulement 8 titularisations. Dans une saison sans Coupe d’Europe ni Coupe de la Ligue, le coach rhodanien est obligé de faire des choix sur un nombre de matchs réduits, et il fait forcément des déçus. Le numéro 25 lyonnais paie certainement son statut de crack en devenir, alors que ses concurrents directs sont tous des joueurs confirmés et performants. « Il est très bon dans la transition. Quand il récupère la balle, il joue toujours vers l’avant. C’est toujours très rapide. Il a un jeu à une touche. Ce n’est pas un grand gabarit mais il compense par beaucoup de vélocité et d’abattage. Dès qu’il peut jouer rapidement, il le fait. Il joue dans un système à trois mais il peut se projeter en jouant simple. Il était capitaine de la Youth League avant. Il a passé un cap avec Rudi Garcia. Il a été très bon. Il est en phase de progression. Il faut qu’il prenne de l’expérience mais c’est un super profil. » rappelait Reynald Pedros sur le plateau du Canal Football Club mi-novembre 2020.

Pour retrouver un statut de titulaire régulier, Caqueret va devoir profiter des occasions qui se présentent à lui. Il devra par exemple faire bien mieux que ce match face à Brest (2-2), où il était titulaire, et au cours duquel son manque d’apport a finalement obligé son coach à le sortir dès la 54ème minute. De son côté, Rudi Garcia devra se montrer patient avec ce crack dont il a favorisé l’éclosion : le meilleur moyen de faire progresser un jeune est encore de le faire jouer.

Acte 2 : Le départ surprise de Reine-Adelaïde et le départ avorté d’Aouar

C’est une blessure qui est dure à avaler mais je reviendrai plus fort, c’est une promesse que je me suis faite“, écrivait Jeff Reine-Adélaïde (22 ans) sur son compte Twitter au lendemain de sa rupture des ligaments croisés du genou droit, blessure contractée au cours d’un match face à Rennes (0-1). Si tout le monde avait fait une croix sur un retour en forme de l’ancien Angevin lors de la saison 2019-2020, les supporters lyonnais espéraient bien que la suivante permettrait de confirmer les promesses entrevues lors de ses premiers mois lyonnais (23 matchs, 2 buts). Recruté lors de l’été 2019 contre 25 millions d’euros hors bonus, l’OL compte de toute façon bien pouvoir profiter de ce diamant qui reste à polir.

C’était sans compter sur l’impatience du joueur passé par Arsenal. « Le discours de l’Olympique lyonnais et le mien ne sont plus en adéquation, donc il doit y avoir des discussions pour parler d’un éventuel départ. Je ne vois pas forcément mon avenir proche à Lyon » lâche t-il début septembre 2020, lors d’un rassemblement avec les Espoirs. Personne ne s’attendait à une sortie pareille, notamment du côté des dirigeants lyonnais. « C’était une surprise » avouait Juninho dans un entretien accordé à RMC quelques jours plus tard. Après avoir rappelé dans un premier temps qu’ « il ne jouait pas car il était blessé aux croisés, le directeur sportif de l’OL n’avait pas hésité à mettre cette sortie médiatique sur le compte d’« un manque d’expérience incroyable ». Et ce qui a particulièrement déplu au Brésilien, c’est le fait que JRA s’en prenne directement à l’institution OL : « Tu peux critiquer, mais tu ne peux pas toucher l’institution, tranchait l’ancien milieu.

Dans une interview accordée au Progrès, le président Aulas allait évidemment dans le sens de son directeur sportif : « Il a un très gros contrat. On lui a fait confiance. Juni a bien répondu le lendemain de cette déclaration inappropriée.  Moi, je n’aime pas les gens qui disent qu’ils veulent partir de l’OL. (…) Est-ce que ça peut s’arranger ? Ça peut, mais ce n’est pas sûr, parce que voilà… On a besoin d’une équipe performante, et aussi qui a un très bon état d’esprit. » taclait notamment le président rhodanien. 

Pris de court dans un premier temps, les dirigeants lyonnais vont finalement trouver une porte de sortie au milieu relayeur. Ne souhaitant pas céder face à l’insistance de Rennes et son directeur sportif Florian Maurice, Adelaïde est finalement prêté un an à l’OGC Nice avec une option d’achat à 25 millions d’euros. Les aléas du parcours lyonnais de Reine-Adelaïde ne sont pas d’une importance négligeable au moment d’analyser le milieu 5 étoiles de l’OL actuel : sans sa blessure, Caqueret aurait sûrement dû continuer à patienter en réserve. Sans l’insistance du néo-niçois pour quitter le club, l’OL n’aurait certainement pas recruté Lucas Paquetá.

C’est un autre milieu français talentueux que les suiveurs de l’OL s’imaginaient voir quitter le club l’été dernier. Suivi par de très grandes écuries (Juventus de Turin, Manchester City et PSG), et destiné à rapporter un sacré pactole à son club formateur, l’été 2020 devait être synonyme de grand saut pour Houssem Aouar (22 ans). Si le Gone est finalement resté une saison de plus dans son club de cœur, l’Équipe insistait au début du mois de décembre sur le fait que l’international était vraiment passé à rien d’un transfert vers l’Italie : le joueur s’était en effet entendu avec la Juventus et les dirigeants piémontais avaient également trouvé un accord avec leurs homologues lyonnais sur une indemnité de transfert de 55 millions d’euros. Mais l’arrivée du Français était conditionnée par un départ dans les rangs turinois. Federico Bernardeschi devait faire le chemin inverse sous la forme d’un prêt mais l’international italien s’est finalement ravisé au dernier moment, obligeant la Juve à renoncer.

Pas de quoi donner des regrets à Aouar, en public du moins. « Je ne vois pas comment je peux être malheureux dans ma ville et dans mon club. C’est quelque chose que je ne comprends pas. Je suis heureux d’être là. J’ai pris la décision de rester ici et je savoure les jours qui viennent. Tout ce que je veux, c’est mettre le club à sa place, contrairement à l’an passé. Je suis content ici, on a beaucoup d’ambitions cette saison (…) Ça fait partie de la vie d’un footballeur. Au club, on m’a beaucoup parlé, notamment le coach. Ça a été une période normale. Je l’ai bien vécu. Je suis content d’être ici et je veux réaliser nos objectifs» insistait le numéro 8 lyonnais au cours d’une conférence de presse en novembre.

Forcément satisfaits de voir le Franco-Algérien défendre leurs couleurs une saison de plus, les supporters lyonnais ont néanmoins dû s’accommoder d’une forme variable de leur milieu lors de cette première partie de saison, malgré deux pénalties cruciaux transformés face à Marseille (1-1) et Monaco (4-1). Cela s’explique notamment par les blessures, mais aussi la Covid, contractée par HA8 fin août. « Physiquement, j’ai eu pas mal de pépins, rappelait l’international français (1 sélection). Maintenant, ça va beaucoup mieux. Ça m’a ralenti sur les performances. Il y a eu aussi le Covid, je n’ai pas pu jouer tous les matches, cela a un peu atténué mon début de saison. L’essentiel, c’est le présent et je me sens bien. La saison est encore longue, on va continuer à travailler, je vais tout faire pour apporter le plus possible à l’équipe. » se motivait Aouar en conférence de presse mi-décembre. Alors que la rumeur d’une nouvelle attaque du PSG lors du mercato hivernal commence à courir, ce sont les supporters lyonnais qui croisent les doigts pour pouvoir encore profiter quelques mois de son génial créateur. De toute façon, personne n’imagine une deuxième partie de saison réussie sans Houssem Aouar.

Acte 3 : Les renaissances de Mendes et Paquetá

« On a Tousart devant la défense mais on a besoin d’un autre profil car Sylvinho préfère le 4-3-3. Lucas Tousart a un profil plus physique et costaud. On a besoin d’avoir un joueur qui a le ballon. » Au moment de son intronisation comme directeur sportif en juillet 2019, Juninho avait déjà un avis tranché sur le profil idéal concernant la future sentinelle de l’OL : un manieur de ballon. S’il a fait son mea culpa un mois plus tard concernant le milieu défensif français (« Je me suis mal exprimé le premier jour. Tousart a un profil très intéressant. Il est très respecté dans le groupe avec un vrai talent. On compte sur lui. »), ce sont bien 26,5 millions d’euros bonus compris que l’OL débourse pour attirer le lillois Thiago Mendes (28 ans) dans ses filets.

Véritable chef d’orchestre du jeu nordiste la saison précédente, le nouveau tandem brésilien sévissant à Lyon compte sur leur compatriote pour occuper un rôle similaire dans la capitale des Gaules. Pourtant, la première saison du natif de São Luís entre Rhône et Saône va rapidement tourner au vinaigre. Alors qu’il enchaîne les prestations sans saveur, une polémique sur son hygiène de vie va être déclenchée sur Twitter en février 2020 par le journaliste Romain Molina : « Ça doit pas aider le fait que sa vie ressemble à une boîte de nuit géante. Faut voir l’état de sa loge au stade…. Folklorique dira-t-on. Je me renseignerai (pour savoir si c’était pareil à Lille), mais c’est une blague là. C’est comme Fred à une époque, on va dire que le football n’est pas tellement sa priorité. C’est mine sur mine en boite avec madame. Et ils ne se cachent même pas, c’est ça le pire. »

Soutenu par l’OL via un communiqué, le couple Mendes va à nouveau faire parler de lui un mois plus tard. Sa femme n’ayant peu goûté le choix de Rudi Garcia de laisser son mari sur le banc face à la Juventus (1-0), elle dégaine sur Instagram une photo du coach rhodanien grimé en clown, mème déjà très populaire parmi les anti-Garcia. Si la seule réaction de l’OL va être d’annoncer une poursuite judiciaire systématique à quiconque comparera de nouveau Garcia à Bozo, c’est sportivement que Mendes va payer l’humeur de sa femme : il est invité à s’asseoir en tribunes lors du derby (2-0) le week-end suivant. Ce n’est pas peu dire que la trêve pandémique est tombée à pic pour Thiago Mendes.

Dès la reprise des activités sportives en juillet 2020, le Mendes nouveau semble enfin arrivé. « Je pense qu’il a fait un très bon match ce soir. Il a été au niveau que l’on attend de lui. A lui de continuer à rééditer ce genre de performances pour avancer et faire une très grande saison » déclarait par exemple Anthony Lopes malgré la défaite de son équipe face aux Rangers lors du Trophée Véolia (0-2). S’il commence la saison 2020-2021 comme remplaçant, Rudi Garcia le relance comme titulaire lors de la réception de Marseille (1-1) début octobre. Depuis, hors blessure et suspension, l’ancien lillois n’est plus sorti du onze. « C’est vrai que cette première saison à l’OL n’a pas été idéale, mais c’était une saison d’apprentissage où j’ai emmagasiné beaucoup d’expérience » analysait le milieu sentinelle dans l’Équipe, avec le recul, en novembre.

Interrogé par nos confrères sur les raisons de sa première saison lyonnaise ratée, le Brésilien met notamment en avant la pression liée à son arrivée à Lyon : « Je crois que c’est un ensemble de choses. Mon premier match contre Monaco s’était bien passé (3-0), j’avais fait deux passes décisives, mais j’ai ensuite senti quelque chose de lourd sur mes épaules. J’entendais Thiago Mendes par-ci, Thiago Mendes par-là… C’était vraiment lourd, on attendait trop de moi, il y avait beaucoup de pression concernant mon arrivée. C’était un très gros transfert et je me suis mis à ressentir toute cette attente comme un poids énorme. »

Depuis cette titularisation à Marseille, l’OL a enfin retrouvé ce formidable gratteur de ballons et travailleur de l’ombre qu’avait pu être Mendes du côté du LOSC. Il a notamment réalisé une performance majuscule face au PSG (1-0) mi-décembre : en termes de ballons touchés, récupérés mais aussi de passes effectuées, Mendes trouve une place sur le podium lyonnais à chaque critère évoqué. Si le milieu lyonnais savoure son retour au premier plan, il n’oublie pas que tout va très vite en football : « Qu’on sorte de la cave ou qu’on soit titulaire, il faut se dire que la donne n’est jamais figée, il faut sans cesse conquérir un espace de jeu, il faut travailler pour sa place afin de pouvoir être important pour l’équipe. » C’est exactement la mentalité attendue de la part d’un milieu de l’Olympique lyonnais.

Un autre Brésilien a ébloui tout le monde lors du déplacement de l’OL au Parc des Princes : mesdames, messieurs, le nouveau joueur frisson de Lyon se nomme Lucas Paquetá (23 ans). « Pourquoi l’AC Milan a laissé filer Paqueta ? (…) On ne peut pas savoir, mais en tout cas c’est un sacré beau joueur parce qu’il allie une grosse activité avec une finesse technique assez étonnante. Lui il a largement le niveau pour jouer dans le camp d’en face (PSG, ndlr) » s’emballait le consultant Pierre Ménès lors d’un Pierrot Face Cam enregistré après ce match. Et il est vrai que lors de son arrivée à Lyon lors des derniers jours du mercato 2020 contre 20 millions d’euros, beaucoup se demandaient si le milieu Brésilien n’était pas en réalité un cadeau empoisonné.

Recruté un an et demi plus tôt par le Milan AC contre près de 40 millions d’euros, Paquetá a rapidement été considéré comme un flop en Lombardie, notamment du fait de son faible rendement statistique (1 but et 3 passes décisives en 44 matchs). Pourtant, au moment de sa présentation, Juninho est formel sur son compatriote : « Il va réussir chez nous, explique le directeur sportif à l’époque. Avant même que je revienne à l’OL, je pensais que c’était un joueur pour Lyon. Il est technique, très polyvalent et sait bien utiliser son physique. Il est bon de la tête également. Nous n’avons pas un tel profil chez nous. » Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien numéro 8 de légende a eu le nez creux. Outre une maîtrise technique évidente, c’est l’activité du joueur sans la balle qui impressionne le plus les observateurs depuis que le natif de Rio s’exprime en Ligue 1. Joueur qui réalise le plus de tacles, qui effectue le plus de dégagements, qui commet mais aussi subit le plus de fautes… Depuis son arrivée à Lyon, l’international Brésilien (12 sélections) est omniprésent, pour le plus grand bonheur de son entraîneur.

«Je le connaissais bien car il a joué en Italie. Il a eu 3 périodes différentes car il a eu 3 coachs différents. Il était très bien avec Gattuso, moins bien avec Giampaolo et il n’a pas réussi à revenir avec Pioli. Tout le mérite revient à Juninho. C’est une fierté qu’il ait retrouvé la sélection, comme ça l’est quand Bruno Guimarães est appelé. Je m’étais aussi renseigné en Italie et les nouvelles étaient bonnes. Il confirme ce que tout le monde pensait de lui, un talent formidable» s’emballait Garcia en conférence de presse après le match à Nice (4-1). Son coach voit néanmoins quelques axes de progression pour un joueur encore jeune : «Il a une grosse qualité de frappe de balle, je pense qu’il doit plus l’utiliser, à l’image de celle en fin de match sortie par Walter Benitez. Il peut être encore plus décisif. Il confirme son talent. Il a une capacité à jouer en une touche. C’est un joueur généreux, un joueur d’équipe. C’est très appréciable pour un entraîneur. Il emmène tout le monde comme d’autres. »

Très bien intégré en raison de la présence de nombreux compatriotes brésilien, Lucas Paquetá semble avoir trouvé avec Lyon un club idéal pour se relancer. Ayant signé jusqu’en 2025, les supporters lyonnais espèrent bien pouvoir profiter du talent de leur nouvelle star pendant plusieurs années.

Crédits photos : Damien LG
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