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Histoire

Christophe Delmotte : « On avait pris une sacré « remontada » allemande ce jour-là… »

Christophe Delmotte, 50 ans, a joué sept saisons à l’OL, entre 1997 et 2004. Il revient sur sa carrière et son passage lyonnais.

Quel coéquipier vous a le plus impressionné ?

Christophe Delmotte : Sonny Anderson. On est dans un sport collectif et il élevait le niveau des autres joueurs. Par ses compétences mais surtout cette faculté à faire progresser ses coéquipiers.

L’adversaire le plus fort ?

Je dirais Rivaldo à Barcelone et Ronaldinho lorsqu’il était au PSG.

Le joueur le plus méchant ?

J’ai eu la chance d’évoluer à une époque lors de laquelle les caméras étaient déjà bien présentes donc je n’ai pas vraiment connu de joueurs méchants comme les anciens nous le racontaient.

Le plus drôle ?

Tony ! Tony Vairelles. On était ensemble à Lens. Il nous a rejoint à Lyon ensuite. (Vairelles a joué à l’OL de 1999 à janvier 2003). C’est un personnage, un « ambianceur », un vrai déconneur…

En 2001-2002, avec ses coéquipiers lyonnais Philippe Violeau et Juninho sous l’oeil de l’entraîneur de l’OL, Jacques Santini. Presse Sports

Votre meilleur souvenir avec Lyon ?

Je dirais d’abord la Coupe de la Ligue 2001. Mon premier titre obtenu avec l’OL. En plus, une victoire remportée à la dernière seconde sur un but de Patrick Müller. (2-1 après prolongations contre l’AS Monaco) Et je citerais aussi le premier titre de champion de France en 2002 qui est particulier, car obtenu contre mon ancien club, le Racing club de Lens. Sinon, à titre personnel, je retiens mon but dans le derby à Gerland : une tête sur un coup franc de Philippe Violeau qui nous donne la victoire. (2-1, le 21 décembre 2000) On m’en parle encore régulièrement aujourd’hui. Et il y a aussi mon triplé à Guingamp (4-2 le 5 janvier 2002) : je n’avais jamais marqué de doublé dans ma carrière pro et je mets un triplé là-bas !

Votre pire souvenir à l’OL ?

Le tour préliminaire de Ligue des champions en 1999 perdu contre les Slovènes de Maribor qui avait été assez traumatisant à l’époque car le public lyonnais espérait beaucoup cette qualification. (1) L’autre très mauvais souvenir, c’est notre élimination quelques mois plus tard en Coupe de l’UEFA contre le Werder Brême : on gagne 3-0 à l’aller mais on perd… 4-0 au retour dans le temps réglementaire… On avait pris une sacré « remontada » allemande ce jour-là…

Quelle est votre reconversion depuis que vous avez arrêté le football ?

J’entraîne. J’ai été adjoint de Jean-Guy Wallemme à Lens puis de Laszlo Bölöni. J’ai aussi entraîné les U19 à Lyon où il y avait les Fekir, Tolisso, Martial, Bahlouli, Njie…. Plusieurs générations incroyables. Puis, après un passage comme adjoint au Havre en ligue 2, j’ai quitté le football pendant un an et demi, intégrant le groupe Allianz dans la gestion de patrimoine. J’avais en effet repris mes études pour travailler dans ce secteur. Mais j’ai alors eu la chance de pouvoir rebondir une nouvelle fois dans le foot, à Valenciennes, où j’entraîne la réserve depuis 2017.

Propos recueillis par Elliot Rogliardo

(1) A l’été 1999, Lyon était très ambitieux et venait d’acheter Sonny Anderson 120 millions de francs au FC Barcelone. Un record en France à l’époque. Mais, après avoir perdu 0-1 à l’aller à Gerland, l’OL s’incline à nouveau 0-2 au retour à Maribor. Résultat, des fans lyonnais ayant effectué le déplacement en Slovénie, excédés, viendront directement demander des comptes aux joueurs lyonnais dès leur retour à Tola Vologe.

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