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Nous y sommes !

Allez, on va la jouer pourris gâtés : on ne sait pas vous, mais nous le maillot bleu, la Coupe du monde, Benjamin Pavard, N’Golo Kanté, la foule en liesse dans les rues, tout ça tout ça, c’est bien gentil… Mais objectivement ça ne vaut clairement pas le trajet Part Dieu-Décines en tramway pour assister à un obscur match de championnat de l’OL en plein mois d’août.

Ne boudons pas notre plaisir : après plus de deux mois d’errance, notre vie a à nouveau un sens. Ça y est, enfin, elle est là. C’est la reprise de la Ligue 1. Elle rythmera notre année et animera nos soirées, des troquets des pentes de la Croix-Rousse aux tacos de Mermoz. Vous allez enfin pouvoir casser du sucre sur les arbitres français, crier au complot anti-OL, et vous offusquer des choix tactiques de Genesio, semaine après semaine. Quel pied !

Et ça commence fort : alors que Monaco et Marseille ont déjà plutôt bien fait le boulot en étrillant leurs adversaires de la journée, Lyon affronte Amiens aujourd’hui à 15H, au Parc OL. A la maison. Petite mise en bouche, rapidos, histoire de se mettre en jambe….

Lyon, le bon élève des débuts de saison

Depuis quelques années, l’OL fait un quasi sans faute et a pris l’habitude de remporter son premier match de championnat, ce qui n’était pas chose aisée par le passé. Finis les débuts de saison catastrophes : Lyon prépare généralement mieux sa rentrée et négocie ses baptêmes du feu de manière plus rigoureuse. Logiquement, ce schéma devrait se reproduire dès cet après-midi, tant tous les feux sont au vert : peu remaniée au mercato, l’équipe lyonnaise peut compter sur une stabilité nouvelle. Elle se connaît bien, elle se connaît mieux, après un an de vie commune. Alors que 70% de l’effectif titulaire lyonnais avait changé la saison dernière (dixit Bruno Genesio himself) pour la reprise de la Ligue 1, aucun bouleversement d’effectif majeur n’a eu lieu cet été.

Nabil Fekir, Noël avant l’heure

La menace des cadors de Premier League qui planait sur le club s’est envolée il y a trois jours, avec la clôture du marché anglais. C’est un ouf de soulagement. Même s’il n’affrontera pas Amiens cet après-midi car encore trop juste physiquement, Fekir est lyonnais. Ça commence à sentir très bon, même si l’épisode Fekir est loin d’avoir rendu son ultime verdict. Dans tous les cas, on peut continuer à rêver de voir le kid de Vaulx-En-Velin émerveiller les pelouses de Ligue 1 et européennes sous le maillot lyonnais pour une saison encore, et de l’imaginer porter à nouveau son maillot en étendard à Geoffroy Guichard. Une prolongation de contrat est même à l’étude pour le nouveau champion du monde, qui viendra d’ailleurs présenter « sa » coupe du monde au peuple lyonnais lors de l’avant match…

Impossible is nothing

Mais attention danger : on sait qu’avec l’OL, tout est possible. Sans philosopher façon Rocky Balboa, on sait pertinemment que le principal ennemi de Lyon, c’est Lyon lui-même. Si la rencontre du jour à une tête de match « des extrêmes », il n’en est rien. Il ressemble d’ailleurs plutôt au match « piège » par excellence, histoire de rester dans une terminologie mainte fois usitée…

Car Amiens, ce n’est pas n’importe qui : 4ème défense de Ligue 1 l’année dernière pour sa première saison dans l’élite, le club n’a certes rien d’un rouleau compresseur, mais peut compter sur une organisation de jeu solide et intelligente. Disposant de quelques dynamiteurs à découvrir devant, ce collectif pratique un football pour le moins élégant : avec notamment le réfléchi et clairvoyant Thomas Monconduit au milieu ainsi que le (trop) peu bankable mais génial gardien Régis Gurntner dans les cages, Amiens dispose dans ses rangs de quelques arguments séduisants, et a de quoi cette année encore écœurer plus d’une équipe de notre championnat. Et en plus, il y a Mathieu Bodmer chez eux, ce qui sent quand même la grosse fourberie… Vous le voyez, vous aussi, son but du genou sur corner à la dernière minute pour une égalisation venue d’ailleurs, façon Filippo Inzaghi ?

Parole à la défense

La principale interrogation de ce match, c’est la défense de l’OL : outre la titularisation forcée du kamikaze Mathieu Gorgelin, qui n’a pas vraiment fait sensation lors des matchs de pré saison -mais qui a quand même l’air très sympathique par ailleurs et à qui on souhaite le meilleur-, la charnière centrale Marcelo-Morel devrait être alignée pour ce match et reconduite pour le début de saison lyonnais. Diakhaby parti à Valence et Mbiwa demeurant persona non grata, la concurrence à ce poste est…quasi nulle. Seul le jeune Martins-Pereira pourra éventuellement se voir confier les clés de la maison OL et être sollicité en sentinelle en cas de pépin physique durant le match. Le défenseur central de classe mondiale annoncé au début de l’été n’a toujours pas posé ses valises entre Rhône et Saône, la faute à un mercato complètement fou et faussé par les seconds couteaux de Premier League notamment (Comment Mina peut-il préférer Everton à la Ligue des Champions ?), qui casse toute concurrence dans les dossiers chauds. Mais soyons patients, tout vient à point à qui sait attendre….

Il est également à noter que le Groupama Stadium va accueillir dans quelques minutes deux nouveaux gendres idéaux, Martin Terrier et Léo Dubois, pour leur première en Ligue 1 avec l’OL.

Alors si si, on vous jure…. Lyon-Amiens, ça vaut tous les France-Croatie du monde.

Bon match !

Le groupe lyonnais : Gorgelin, Racioppi, Dubois, Marcelo, Martins-Pereira, Mendy, Morel, Tete, Aouar, Diop, Ferri, Ndombele, Tousart, Cornet, Memphis, Mariano, Terrier, Traoré.

Crédit photo : Damien LG.

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