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Hommage à André Lerond

Pour la première fois en neuf ans et 37 numéros, l’équipe de Planète Lyon a décidé de republier un article déjà paru dans le magazine : il s’agit de la rubrique Histoire de notre numéro 11 (hiver 2012) consacrée à André Lerond.

En effet, l’ancien défenseur de l’OL est mort le 8 avril dernier. Ce qui a profondément ému tous ceux qui le connaissaient. En le rencontrant, on avait en effet nous aussi découvert la classe impressionnante de ce très grand joueur devenu en plus par la suite un chef d’entreprise à succès dans la région lyonnaise. Malgré tout, on avait été marqués par l’humilité d’André Lerond, la marque des plus grands, souvent. Il nous a donc semblé légitime de publier à nouveau en intégralité l’entretien qu’il nous avait accordé à l’époque. L’occasion pour vous de découvrir ou redécouvrir ce personnage hors norme.

“C’était mon rêve”

Capitaine de l’OL et de l’équipe de France, héros du Mondial 1958 en Suède, André Lerond, 81 ans, est une légende du football. Il raconte ce foot d’une autre époque.

Dans quel cadre familial avez-vous grandi ?

André Lerond : On habitait une maison dans le centre-ville du Havre, pas loin de la mer, avec mes parents, Georges et Maud, et ma sœur, Marie-Madeleine, de trois ans mon aînée. Mon père était marin. Devenu pilote de la Seine, il prenait le commandement des cargos dans l’estuaire du fleuve pour les remonter à Rouen. Un travail dur mais qu’il aimait beaucoup. Seulement en 1937, il a eu un accident : en pleine nuit l’un de ses camarades est tombé dans la Seine qui charriait des glaçons cet hiver-là. Mon père a plongé et l’a sauvé. Sauf que, avec son éducation stricte, il n’a pas voulu quitter le bateau avant l’arrivée d’un remplaçant à son poste, attendant plusieurs heures sans pouvoir vraiment se réchauffer… Et par la suite, il s’est mis à souvent tousser. Il nous rassurait toujours : “C’est rien, ça va passer…” Mais ça ne passait pas… Il a alors été envoyé se soigner dans l’Ain à Hauteville-Lompnes, où il est mort au bout de six mois, à 32 ans. Je l’ai très mal vécu parce qu’en plus, je n’avais plus ma mère, partie aussi à Hauteville.

Interview disponible en intégralité dans le numéro 37 de Planète Lyon. Pour commander ce numéro, cliquez sur “Etape Suivante” ci-dessous.

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